Tremblay avance avec vous

Le relogement débute au 22 avenue de la Paix

La ville et le bailleur Vilogia donnent un coup d’accélérateur pour reloger les locataires de cette tour vouée à la démolition.

Une fois la dernière famille relogée, la tour du 22 avenue de la Paix (tour orange et bleue à gauche sur la photo) disparaîtra du paysage urbain. @ Sol-Air – Mairie de Tremblay-en-France

Reloger le plus rapidement possible les habitants de la tour du 22 avenue de la paix, c’est la volonté affi chée par la ville et le bailleur Vilogia. Les locataires des 68 logements voués à la démolition étaient invités le 9 mars dernier à une première réunion d’information. « Tous les voyants sont désormais au vert pour lancer cette opération », a précisé Madani Ardjoune, adjoint au maire chargé de la rénovation urbaine. Deux jours plus tôt, la ville avait en effet obtenu l’accord de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU).

Les différentes étapes du processus de relogement ont donc été détaillées, avec le lancement dès la fin mars de l’enquête sociale auprès des locataires. Elle sera suivie de l’analyse des demandes, avec pour principe « de trouver à proximité un logement équivalent pour un loyer équivalent », a précisé le bailleur. Comme pour les précédentes démolitions, un travail sur l’histoire et la mémoire des habitants de la tour sera également mené. Une bonne nouvelle donc pour les locataires, qui n’ont toutefois pas manqué de rappeler les conditions difficiles dans lesquelles ils vivent toujours aujourd’hui.

En dépit des efforts récents pour renforcer le ménage des parties communes, des critiques ont été adressées aux représentants de Vilogia sur la gestion de l’immeuble, notamment en ce qui concerne des problèmes de propreté, les réparations demandées de longue date dans les logements ou encore les pannes d’ascenseurs. Mais plus encore, ce sont les problèmes de sécurité qui minent le quotidien. Les incivilités et la pression permanente de délinquants ont poussé plusieurs habitants à assurer eux-mêmes et chaque soir une présence au pied de l’immeuble.

« Nous ne pouvons plus parler d’avenue de la Paix car la paix, nous ne l’avons plus ! », a résumé un habitant, inquiet, comme beaucoup, du temps qu’il faudra encore tenir dans ses conditions, jusqu’à la fin de l’opération de relogement (18 mois en moyenne). De son côté, le maire François Asensi a assuré de sa volonté de tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de vie et de sécurité pendant cette période de transition. « Nous ne vous lâcherons pas ! », a conclu Madani Ardjoune, en invitant à la nomination d’habitants référents, pour permettre une circulation plus rapide de l’information, et donc une meilleure réactivité entre les différents acteurs.

Auteur : Loïc Magnolon

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